LIVRE QUATRIEME. 24'z
Toutes ces instructions que je ne manquaipas d’envoyer enFrance, jointes aux autres lu-mières que nous avions dé ja tirées de plusieursautres endroits fort furs, animèrent extrême-ment nos Supérieurs à favoriser nos desseins,dont ils prévoioient de si grands avantagespour le bien de la Religion. Comme ils é-toient convaincus par tout ce que fa MajestéTrés-Chrétienne venoit de faire pour la con-version du Royaume de Siam, de la prote-ction que nous devions espérer du Fils aînéde l’Eglise, sans lequel il ne se fait plus riende grand dans le monde, ils jugèrent aisé-ment que le moyen le plus efficace pour faireréiiísir nôtre entreprise, étoit de la proposerà ce Monarque, qui embrasse avec tant d’ar-deur tout ce qui regarde le service de Dieu.
Us ne se trompèrent pas dans leurs vestes :car à peine lui eurent-ils représenté les grandsbiens qu’on pourroit tirer de cette nouvelledécouverte, qui ne nous promettoit pas moinsque la conversion de lá Tartarie entiere, quece Prince le plus zélé qui fut jamais leur ac-corda fur le champ tout ce qu’ils lui deman-derent pour nous faciliter cet important pas-sage. Outre les passeports les plus avantageuxqu’on eut pû desirer, ôc les secours particu-
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Le Roy, pourautoriíer nosdesieins, nousfait expédierdes Patentesde ses Mathé-maticiens, desPaílèports &des Lettres derecommanda-tion pour lesCzarsde Mo£eovie.