III
l Ambassade de la C* O r . des Prov. Unies
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rans ont pleuré fur leurs lauriers encore tous verdoyans, blâmans la juste rigueur deleurs armes,quoy qu’iís n’en pouvoient haïr la gloire. "Marcel desiroit d’éteindre lesbrasiers de la Ville de Syracuse avec ses larmes. Tite Lìve voyant la Ville de Hier u-jalem toute couverte de corps morts en ût le cœur extremement attendry, prote-stant que c’estoit un coup du Ciel, Sc non un effet de ses mœurs. Qui ne void auíïìque tant de malheurs arrivéz à cette Nation, ne íòient des verges envoyées d’enhaut pour la chastier > Et âpres tout eít-ce d’nnjourd’huy que les Grands Iònt inhu-mains , Sc que les peuples iònt misérables - que les Vainqueurs íònt fans pitié, Sc lesVaincus fans support ? La S ici Ile n’a-elle pas eu ses Denù f Les Pifìflrates n’ont-il pasaffligé Athene s La Trace n’a-elle pas gemie íòus les Atrêes ? Sc lipome n a-elle paslanguie fous ses Tyrans f
. . Apres avoir écouté avec larmes les justes plaintes de ces infortunés, nous ponr-fowsxiegan* suivîmes noítre route, Sc arnvames encore le méine jour en la Ville de Kiexui,ou Isijsmvan dependante, comme les precedentes, de la Capitale de IQegan , la-quelle est mouillée de la riviere de Chan. On luy donne une heure Sc demie de cir-cuit , Sc est bastie en triangle. Elle a quatre portes armées de fer, Sc défendues deforts bastions, Sc de remparts allés hauts, Sc tres-bien flanqués. Elle est ornée desuperbes bastimens, Sc magnifiques Temples , dont l’un est enrichi par dessus les• autres d’un grand nombre d images Sc de statues artistiment peintes Sc travaillées. Aí’entrée d une longue rué, je vis un Arc triomphal érigé à l’honneur d’un Héros, quitant pour ion antiquité que pour la gentil leste de fa fabrique, mérité bien d’estre eû-roolé avec les beaux ouvrages des Romains.
HUkiMg ^ndemain nous passâmes par devant la Ville de K y a k y a , ou Hìakiang ,
ville fom dependante de la huitième Capitale de Linktang. Elle est à 8o. stades de Kiexui , auLitikìang . pj cc j d une montagne qui s’étend vers la Province de Honam La riviere de Can f em-brasse de tous collés au grand accommodement des habitans, qui font pourtant enpetit nombre, parce que leur sang reípandu par Indolence des Tartares semble en-core y bouillir, de sorte que lors que nous demandâmes au Gouverneur du nouveaumonde pour tirer nos Vaiííèaux, il nous répondit que toute fa Ville n’en contenoitpas autant qu’il nous en falloit. Non-obstant tous les changemens de la Fortune,qui luy a fait recevoir trois ou quatres disgrâces de fuite, elle conserve encorequelque chose de son premier éclat, Sc comme on connoist les grands corps parleur ombres, on peut juger de ce quelle a esté par ce quelle est, Sc mesurer tout lecorps du Colosse par une de íes parties. Ce qu’elle a maintenant de plus beau, Scd‘entier en ses bastimens, font deux Arcs triomphaux bastis de pierres grises, d’un
si ex-