VERS L’EMPEREUR DE LA CHINE. LZs
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la pluípart dune belle structure - sb découvrent bien avant dans la mer. Nous fîmestant de chemin ce jour là, que nous sortîmes avec le Soleil Couchant hors des IslesOrientales de Ma^ao, Mais nostre Vaifleau Bloemendael ne pût nous suivre à causede sa pesanteur.
Le quatrième nous apperceumes les Montagnes Septentrionales &Aynam> ésenvirons desquelles nous jettâmes la fonde en seau, qui eftoit en plusieurs endroitsprofonde de quarante-huit brades. Le Ciel est presque tousjours icy íerain, Sc lorsqu’on le voit íe charger de la moindre nuée - on est afleuré a estre battu de quelqueviolente tempeste.
Le 18. nous revîmes heureusementl’Isle de Puto-Tyman , où nous apprîmes dequelques Mariniers qu un ^â^estoit parti de ce lieu pour aller en Batavie ,il y avoitquatorze jours, Sc méme que depuis quatre jours un autre gros navire avoit aussi prisla méme route. Nous partîmes d'icy à 27. brasses d eau, à la faveur d’un vent Nord-Est, & fîmes voile vers le Sud-Est.
Ce fût en ces endroits que nous prîmes un grand divertifîement à voir des poissons sortir des ondes à grosses bandes, prendre le haut du vent, Sc se balancer dansl’air, non plus ni moins que des oyseaux les plus hardis, Sc les mieux emplumés.
Ces poistbns sont gras, enflés, Sc ronds (comme vous voiez par la figure suivan-te) Sc ne sont pas plus longs que nos éperlans ; ils ont des ailles de chauve-souris. Ladelicateíso de leur chair est cause de leur malheur, & de leur mort. S’ils se tiennenten mer, ils servent de pâture aux autres poissons, qui leur font une continuelleguerre ; s ils s essorent, Sc íe mettent à lair, pensons a estre à couvert des attaquesde leurs ennemis, ils se trouvent soudainement entre les griffes des Tonnins, desLolígines, des Milans Sc autres oiseaux, qui en font leur curée. De sorte qu on lespeut bien nommer les plus malheureux de toute la Nature, puis qu’ils ne trouventpas de place pour asseurer leur vie.
Nous découvrîmes le 21. l’Ifle de Linga , vers la contrée de Sumatrd , du costêd’Oiiest-quart sor Sud-Ouest. Ce fut icy que nous revîmes nostre Vaiíïeau de Bloe-mendaeU qui s’estoit égaré de nous. Nous reprîmes par ensemble nostre course versle Sud-Sud-Est, à la faveur d’un vent Est-Nord-Est.
Le24- nous vîmes le Deílroit de Banka , entre les Isles de Bornéo , 8 C de Sumatra éCelle-cy (dont nous avons commencé de parler cy dessus) pafle pour une des plusbelles, Sc des plus grandes Isles du nfonde, que quelques-uns assurent estre la vraye'Taprobane de Btolomêe . Elle est bien autrement grande que celles de Bornéo , Sc deZeìlan , qui lavoisinent, car elle contient l eípace soûmis à douze degrés celestes,
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