DESCRIPTION
GE NERALE
D E
LE M P I R E
DE LA
C H I N E.
CHAPITRE PREMIER.
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*I)u (gouvernement , des Conseils ) d ? 1 des njtíagijìrats de la Chine .
prés les deux premieres parties de la Morale, dont lune en-seigne à se regler soy-méme, 8c l’autre à estre bon Oecono-me, c est à dire à conduire une Famille comme il faut, la| troisième Partie suit, qui est la Politique, où la Science de5 bien gouverner. Cette Science est si naturelle à l’homme,Scluy convient si bien, que selon l’observation d ‘Arìflote : iln'y a point d’aniraaux, quoy qu on dise des Abeilles, 8c desf Fourmis, qui se plaisent tant que luy à vivre en communt dans une équitable société. Cette inclination de Nature afònfondement furie bien que toutes choses recherchent ,& qui est dautant plusgrand & plus à estimer qu’il est plus général. Or le bien de chaque particulier, 8cceluy des familles, dependànt absolument de celuy de l’Estat, qui comprend lesdeux autres, il ne faut pas s'étonner si nostre pente naturelle nous porte vers ce der-nier , 8c nous le fait desirer.
Le prix 8c la dignité de la Politique, font rendus manifestes par là. Car puis-quetoute nostre félicité n’a rien de solide, 8c ne peut subsister sans celle de l’Estat, onne sçauroit trop estimer une seience qui nous apprend à le faire prospérer, en nousdonnant des réglés de fa conduite. Eile a bailleurs cét avantage fur toutes les au-tres professions, que leurs fonctions ne se peuvent faire lans son aide ; la Théologiemesme, qui semble tenir le premier rang entr’elles, ayant besoin d’appuier le reposde ses contemplations fur 1 autorité des Loix Politiques. En effet, il n’y a Art, niScience qui ne périssent dans les désordres d un Estât, 8c la Religion méme a be-soin qu’il subsiste pour la conservation de ses Autels. Mais quoy que la Politique
doive