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L' Ambassade De La Compagnie Orientale Des Provinces Unies Vers L'Empereur De La Chine, Ou Grand Cam De Tartarie : Faite Par Les S-rs. Pierre De Goyer & Jacob De Keyser, Illustrée d'une tres-exacte Description des Villes, Bourgs, Villages, Ports de Mers, & autres Lieux plus considerables de la Chine / Le Tout Recueilli Par Le Mr. Jean Nieuhoff, Mre. d'Hostel de l'Ambassade, à present Gouverneur en Coylan ; Mis En François, Orné, & assorti de mille belles Particularitez tant Morales que Politiques par Jean Le Carpentier, Historiographe : Enrichie d'un grand nombre de Tailles douces
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Description Generale

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áimant mieux de la retenir pour eux-mesmes. La sauvage, qui nous est astèz con-nue , porte une moiielle rougeâtte, 8C est moins grande que la vraye ; auffi ses facul-tés n en font pas íì grandes, ni si efficacieuses, encore pourtant qu elle ne soit pointabsolument destituée de la vertu que la véritable peut avoir. Ellenaist sous terre,comme les glands de terre ont accoustumé de naistre 8c multiplier aux Indes de Pa-ta ,principalement dans les vielles forests à Pins, C’est pourquoy ils écrivent qu ellenaist de la colle, ou résiné de pin, qui tombant à terre, y prend racine 8c devientherbe, qui rampe par après 8c s’étend en long sor la superficie de la terre, en pouf.sant, & jettant tout aussi-tôt de grosses racines sous terre, aussi grosses par fois quela teste d’un petit enfant, 8c qui pour la figure 8c pesanteur restèmblent à ces grossesnoix à'Inde, que nous appellôns Cocos s car pour la couleur de Técorce, elle y a asterde rapport, bien qu elle ne soit pas si dure ni si épaisse, mais beaucoup plus molle 8c

Í )lus mince ; sons fécorce est le noyau, ou une chair blanche & spongieuse, dontes Médecins Chinois font grand état, s’en servans dans leurs médecines, bien quaudéfaut de la véritable racine, ils ne laissent pas de se servir de la sauvage, mais aveedes succès moins heureux.

Cette racine ne fut connue dans nostr q Europe que vers lan 1^3 f, lors que lesChinois lexposefent en vente en la Ville de Goa, On dit qu elle croift aussi en la Co -thinchine , és païs de Malabar , de Cranganor , de Coulan , de Tanor , 8c ailleurs »mais je crois aprés plusieurs sçavans que ce n est que de la sauvage, car elle est plusmaigre, plus legere, plus spongieuse, plus foible, plus iavoureuse, 8c plustôt atta-quée des vers que celle de la Province d eSuchuen, Gardas astùre quelle est mer-veilleusement propre pour guarir la grosle verolle, 8c nettoyer en peu de temps tousles ulcérés malins 8c invétérés. On ne sen sert pas seulement en la Chine contre cet-te infâme maladie, mais aussi contre les tremblemens, paralysies, douleurs de join-tures , gouttes, 8c enfleures dures, 8c schirreuses ; Elle guérit aussi, dit-ii, les écrouel-les, la débilité d’estomach, les douleurs de teste invétérées, la gravelle, 8c les ulcé-rés de la vessie. Acofla (qui dit que cette racine est appellée Lampatan en la Chine ,en Decan Lampaos, en Canarie Bonti, 8c chez les Arabes , les Perses , 8c les TurcsCophchina) affirme quelle incommode si peu ceux qui s en fervent pour la grosteverolle qu ils peuvent fans aucun scrupule manger toutes sortes de chair & de poisson. La commune maniéré d en user en la Chine , est de faire cuire une once de cet-te racine avec deux dragmes de persil, en seize livres d eau à petit feu, 8c fans fu-mée , juíques à la consomption de six livres, puis ils gardent les dix qui restent en unpot de terre plombé - 8c en prennent tous les jours la décoction fraische, d autant

quelle