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Relation D'Un Voyage Du Levant, Fait Par Ordre du Roi : Contenant L'Histoire Ancienne & Moderne de plusieurs Isles de l'Archipel, de Constantinople, des Côtes de la Mer Noire, de l'Arménie, de la Géorgie, des Frontières de Perse & de l'Asie Mineure / Par M. Pitton de Tournefort : Avec Les Plans des Villes & des Lieux considerables; le Genie, les Meurs, le Commerce & la Religion des differens Peuples qui les habitent; Et l'Explication des Médailles & des Monument Antiques. : Enrichie de Descriptions & de Figures d'un grand nombre de Plantes rares, de divers Animaux; Et de plusieurs Observations touchant l'Histoire Naturelle
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t Dieu Olympien ; on lui a donné le même nomsur une médaille des Epheiìens, où il est representéavec Lucius Verus : b Adrien, comme nous Rap-prenons de Spartien étant à Athènes y fit bâtir unTemple & un autel, qu’il consacra lui-même sousle nom du Jupiter Olympien.

D’un côté la ville d'Adrien s’étendoit jusques auGymnase 15, & de l’autre jusques au portiqued’Antiochus fans qu’il y eût aucune interruptionentre cette nouvelle ville, & la grande où étoit leTemple d 5 Apollon : c on ne trouve même ni fon-demens ni matures dans aucun autre quartier del’Ifle, d’où l’on peut conjecturer que l’on n’avoitfait qu’une feule & puissante ville de toutes les pe-tites villes ou bourgades qui avoient donné lieu àCallimaque d’appeller Delos une Isle à plusieursvilles. II paroît par une inscription , rapportéedans à M r . Spon, & dont le marbre efl dans le cabinetde M r . Baudelot, qu’il y avoir plusieurs Templesdans la nouvelle Athènes de Delos; sçavoir ceuxd’Apollon, d’Hercule, de Neptune.

De cette montagne on découvre la e Calanquede -Scardaea 13 où débarqueront -M 1 '*. Spon &.Wheler, & qu’ils prirent pour le petit port ; maisce petit port est plus haut vers la pointe du petitRematiari.

A côté-de cette Calanque à 170. pas-de la merdans un lieu assez plat ( y, sont encore débout sixcolonnes de granit , & un pilier quarté de mêmepierre:il y avoir u.colonnes débout dans le tempsque M cs . Spon & Wheler y arrivèrent, nous encomptâmes 2 y. de renversées ; les unes & les au-• tres paroiílent avoir été posées quarrement : quel-ques-unes ont un pied & demi de diamètre : lesautres ont deux pieds moins deux pouces ; la plu-part font hautes de 9. pieds & demi : la traditionveut que cet endroit-là fût le Gymnase'‘de l’Ifle &c’est auíïï pour cette raison que les corsaires appelslent Delos les-Ecoles, pour la distinguer de lagrande Delos : ce prétendu Gymnase étoit tout degranit ou de pierre du pays : le granit se tiroitdu mont Cynthe ; les inscriptions qui parlent desGymnasiarques font dans un bassin ovale que l’onva décrire.

A gauche & environ qy. pas du Gymnase dansun petit fond est la fontaine du Maltois 16, petitpuits dont l’ouverture est à fleur de terre & commeen lozange ; seau -n’y étoit qú’à sept ou huit piedsde profondeur en Octobre, Janvier & Février.

A 100. pas du Gymnase presque sur la mêmeligne & à 34y. pas de la mer , sc trouve un bassin17 ovale de 289. pieds de longueur,fur 200. piedsde largeur, entouré d’une muraille haute d’envi-ron 4. pieds,, presque toute revêtue d’un ciment

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3 Bîò; Oxvy.vrin, hernie,

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fort épais & propre à retenir seau; elle s’y dégor-geoir par un canal d’un pied & demi de large,- le-quel venoít de la mer, & dont l’embouchure étoitopposée au Gymnase : ce bassin s’appelle présenté-n^nt la f danseuse, ou le lieu propre à danser : eneffet il ne peut servir qu’à- donner le divertissementde la danse aux matelots & aux pêcheurs. Quoi-que les anciens Auteurs n’assurent pas qu’on re-présentât des batailles navales à Delos , il semblepourtant que ce bassin étoit destiné pour ces fortesd’exercices ; mais il falloit pour cela que les bâtì-mens fussent bien petits ; au contraire le canal ou-vert entre les deux Delos nous parut admirablepour ces sortes de spectacles dans un beau jour,puisque le peuple des deux Isles rangé fur les côtes& fur les hauteurs les pouvoit considérer-fort-com-modément , & qu’on pouvoit sc servir de galères& de vaisseaux ordinaires pour les représenter. Quoiqu’il en soit seau de la pluye qui s’étoit amassée-pendant le mois de Février dans le bassin dont nousparlons, étoit fort salée & presque amére, au lieuque celle des autres marcs d’eau de la pluye, étoitfade & douçatre , ce qui semble prouver que cebassin se remplissoit autrefois de seau de la mer,dont il est resté beaucoup de sel & de vase.

Is n’est pas surprenant que M rs . Spon & Whe-ler ayent pris ce bassin pour le marais de Caílima-que ; ils furent mal conduits, & ne virent ni le lacrond que nous avons décrit, ni la fontaine Inopus:nous devons à nôtre impatience la découverte decette fontaine; car nous n’aurions pas vû la languede terre où elle est si nous avions été jusques' aupetit port , au lieu que ces Mis. qui venoient deTine enfileront le grand canal & mirent pied à ter-re à Scardana. L La Comparaison qu’Herodote faitdu marais qui étoit en Egypte à Saïs auprès duTemple de Minerve avec celui de Delos, paroîtd’abord favoriser leur pensée; puisque celui de Saïsétoit enfermé par une muraille fort propre, de mê-me que le bassin dont nous parlons ; mais il sem-ble que la comparaison de cet Auteur tombe plû-tôt fur la -figure & fur la grandeur du marais deDelos que fur ses ornemens.

En descendant dans ce bassin moitié comblé•aujourd’hui, nous découvrîmes d’abord un piédes-tal quarté, ' de deux pieds cinq pouces de haut furdeux pieds un pouce de large', à moitié cassé , &l’on n’y lit plus qu’une partie de l’mscription quiparle du Gymnasiarque Seleucus de Marathon : onla rapporte ici toute entière, telle que Mr-. Spon& Wheler la lûrent en tôyy. le côté effacé fait■voir ce quí manque; car on ne trouve à présent quece qui reste à main droite.

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g Lib. Z, 17 - 0 ,