VOYAGE.
14
fléchies par derrière., obtuses à leur pointe : du imilieu de la fleur qui est blanchâtre , quoique le !relie fuit bleu , sortent cinq étamines longues detrois lignes , velues à leur base , blanches aussi,chargées chacune d’un sommet.bleu; 1c calice estun godet long & large d’une ligne fi demie, dé-coupé en cinq pointes, velu, & pousse de son cen-tre un piílile quarté, surmonté d’un filet purpu-rin, long de demi pouce: ce calice se dilate en vessiede 4. ou 5 lignes de diamètre , fur demi-pnuce |de long, anguleuse, hérissée de poils longs d’uneligne & demie; le pistile devient un fruit à qua-tre graines, qui ont chacune la figure de la tête 'd’une vipere, mais qui n'ont qu’une ligne de long,luisantes ,'vert-gai d’abord , puis noirâtres.
Symphytum CmflantìmÇolitmum , Iìorrdginis fo-lio & facte , flore albo. Corail. Infl. Keì lier bar.
Sa racine est longue de demi pied , épaisse de5. ou 6 . lignes , divisée en grosses fibres cheve-lues , blanchâtres en dedans , couvertes d’unepeau noire , mince &,comme gercée ; les tigesont plus d’un pied de haut, & sont épaisses q’ en-viron 4. lignes., vett-pâle , légèrement velues,assez pleines de suc , de même que le restede la plante , creuses , inégalement canelëes,accompagnées de feuilles fans ordre, assez éloi-gnées les unes des autres, semblables à celles dela Bourrache : les inferieures ont 4. ou fs. poucesde longueur , fur 2. pouces , ou 2. pouces & de-mi de largeur, terminées en ovale pointu , vert-brun, d’un goût fade & mucilagineux comme laracine, soutenues par un pédicule large à flr nais-sance d’environ z. lignes , creusé en gouttièred’un côté, arrondi de l’autre: ces feuilles sont pe-tites à mesure qu’clles approchent de la plante.De leurs aisselles sortent de petits bouquets d’au-tres feuilles, & les branches se subdivisent en brins,chargez ordinairement de deux petites feuilles, aumilieu defquelles se trouvent quelques fleurs blan-ches , rangées en queue de Scorpion , & qui nes’épanouïssent que les unes après les autres : cha-que fleur est un tuyau penché en bas , long d’en-viron 7. lignes , la moitié de cette fleur qui esthors du calice, s’évase en maniéré de cloche d’en-viron 3. lignes d’ouverture, découpéelegerementfur les bords en 5. pointes, qui ont à peine demiligne de long , terminées en arcade gothique :l’autre moitié de la fleur qui est enfermée dans lecalice, n’a qu’une ligne de diamettre. De l’intc-xieur du tuyau où il commence à s’évafer , s’éle-vent 5. feuilles blanches, longues d’une ligne &demie , fur un quart de ligne de large à leur base,& c’est de leurs aisselles que naissent cinq étami-nes de même couleur hautes d’une ligne , char-gées de sommets : le fond du tuyau est percé parîe pistile qui est surmonté d’un filet très-délié,
long d’environ 8. lignes; le calice est un autretuyau long de près de 4 lignes, velu, découpé en5. parties; les quatre embryons du pistile devien-nent autant de semences, qui ont la forme de latête d’une vipere ; mais nous ne les avons veuë'sque vertes.
Tous les prez des environs de Constantinoplesont remplis d’une belle efpece de Bec de Grue ,que ,j’ai nommée Géranium Orientale columbt-num flore maxima , Afphodelì radice. Coroll. Infl.Keì lier bar. 20. car il íe trouve en plusieurs au-tres endroits du Levant., mais la plante mérited’être décrite.
Sa racine est à plusieurs navets longs d’environ2. pouces & demi, charnus , cassants, slyptiques,rougeâtres en dedans , bruns en dehors , épaisd’environ Z. ligues, quelquefois davantage , ter-minez par une queue déliée & chevelue. Le corpsde cette racine qui est ordinairement couché entravers & ligneux, lorsque la plante est vieille,produit des tiges hautes de 8. ou 9. pouces, épais-ses d’une ligne , vert pâle, velues, couchées furterre vers leur .naissance, relevées dans le reste,garnies de feuilles opposées deux à deux à chaquenœud , semblables par leur grandeur, par leurcouleur , & par leur tissure , à celles du Bec deGruè que l’on appelle Pied de Pigeon. Celles del’efpece dont on parle , ont des pédicules longsde 3. pouces, déliez, velus. ,Les fleurs naissentle long des branches , & sortent des aisselles desfeuilles, qui vont en diminuant à mesure qu’ellesapprochent de la sommité, ces fleurs s’épanouïf-fent les unes après les autres, soûtenuës par desqueues fourchues ordinairement, & longues dez. ou 4. pouces: chaque fleur est à 5. feuilles dis-posées en rose, longues d’environ demi-pouce,fur lignes & demie de largeur , arrondies à lacirconférence , pointues à leur naissance, purpu-rin-lavé , rayées dans leur longueur de quelqueslignes plus foncées. De leur centre s’éleve un pi-stile haut de z. lignes, surmonté par une houpepurpurine : les étamines sont blanches , très-dé-liées, & les sommets jaunâtres ; le calice est à ;.feuilles longues de 4. lignes, pointues, vert-pâle,rayées, disposées en étoile ; le fruit n’étoit pasassez avancé pour pouvoir être décrit.
E11 passant par le marché aux herbes , nousachetâmes deux ou trois bouquets de graines deLierre à fruit jaune ; il s’y trouve aussi commu-nément qne le Lierre ordinaire à Paris , & lesTurcs s’en servent pour leurs cautères : on enfaisoit autrefois un plus noble usiige ; car a Plineassure que l’efpece de Lierre à fruit doré, étoitconsacrée à Bacchus, & destinée à couronner lesPoètes. Ses feuilles, comme le remarque cet Au-teur , sont d’un vert plus gai que celles du Lier-re
a Jttífl» HìjLnàt, iib. i$*.C4p, } 4 » EAijc, W. -cap, UQ- & nst. i6ff«
Hedera, Dionysos. C. L.