LE COMMERCE. s i
que son terrein auroit eu de lapeine à nourrir, elle augmentoicfes possessions étrangères. Maistous ces grands Etablissemensn'occupent pas quatre-vingt-millehommes, parce qu’elle n’envoyepas pour habiter ou cultiver Jaterre, mais feulement pour défen-dre ses Forteresses, ses Magazins6c ses Vaisseaux.
L’Efpagne s'est dépeuplée toutd’un coup, dans letemsmémeoùelle avoit à regretter la perte deíes Maures. Peut-être ne connut-ëlle pas la faute énorme de les avoirchassés ; ou bien crut-elle ne pasperdre ses nouveaux Citoyens.Amériquains, quelque éloignésqu’ils fussent, lorsqu’ils demeu-raient toujours fous fa Domina-tion.
Les Portugais posièdent le Bré-sil, dont la Compagnie Occiden-D 2 taie