ESSAI SUR'
envoye une Armée défendre sesfrontières, ou attaquer celles desEnnemis, qu’il choisisse le plushabile Général, que les Troupessoient bien disciplinées, que l'Ar-mée soit abondamment pourvue ;voilà ce qui est de fa dépendan-ce. Les mauvais tems, les ter-reurs paniques, la concurrenced’habileté entre les Généraux,mille autres hazards laissent l’é-vènement dans l’incertitude. Phi-lippe second , lorsque fa nom-breuse Flotte contre PAngleterrepérit par la tempête, dit qu’il nel'avoit pas envoyée centre les vents.C’est ne point parler en sage Po-litique , qui doit prévoir encorepar-delà , & s’être préparé denouvelles ressources , qui man-quèrent à Philippe.
Qu’avec un génie supérieur ,le Législateur termine la plus
gran-