se, l’intérét particulier seconde tout, il é-touffe toute idée du bien public & tout dé-périt par-là; tel sera le sujet de ce Traité.
Avec quel tempérament, avec quel artpourroit-on permettre une efpece d’indépen-dance, au milieu de la dépendance? jusqu’oùl’une & I’autre peuvent : élles être pousséeslans se nuire essentiellement?
II faut d’abord considérer ce grand princi-pe, c’estdans l’union des parties que consis-te la force d'un tout, en conséquence decela, lorsqu’on craint la sédition dans une ^ville, on empêche les citoyens de s’assenucnrbler plus de trois ou quatre dans les placerai*publiques. é aèm.
II s’ensuit du même principe que l’assem- &blée des Etats généraux est dangereuse à la uMonarchie (quoiqu’en dise Mr. De Baulain-viliers à l’honneur de Charlemagne Sc denotre Nation). Les Etats d’une grande Pro-vince font moins dangereux; mais ils lefont. L’assemblée du corps de ville le plusconsidérable & le plus indépendant ne de-viendra jamais capable de rien entreprendrecontre le Souverain d’un Etat.
Si l’union fait la force; la désunion frith foiblcsse ; ainsi on peut diviser les partiesB 4