Avec ses voisins.' 2s
Delà deux pouvoirs subordonnés & néces-saires à soutenir dans leur rolles différens :l’un par les Officiers Royaux, l’autre par lesOfficiers du Peuple.
A-t-on eu jusques ici des idées bien net-tes dans notre Gouvernement de ces deuxfonctions ? les Officiers Royaux ne se trou-vent-ils pas aujourd’hui chargés seuls de laPolice générale & particulière, de l’entretiende tous les ouvrages publics, de l’éxécutiondes Loix, de stipuler eux seuls les intérêtsdu Public, qu’ils ne peuvent, ni ne veulentconnoître, & de pourvoir à toutes les cho-ses, où les répréi'entans du Peuple & lesplus simples particuliers eussent bien mieuxtrvaillé pour le commun que tous ces A-gents royaux qui ne participent à la Royau-té que par ses défauts?
Un grand bâtiment se conduit par un Ar-chitecte & quelques Piqueurs fous lui; mai»tout n’y est pas en ordonnateurs , il y fautdes bras, & ces bras font les ouvriers quitravaillent pour leur compte & à leur tâ-che : à toute œuvre compliquée, il y faut latête pour conduire & les bras pour exécu-ter. Inexécution doit jouir d’une certaine li-berté qui lui laisse Iintelligence, & un iate-