AS INTERETS DE LA FrANCI
cn ait, & ce n’est pas la feule occasion oàles raifonnemens confondent lc droit avecle fait, & prennent l’eífet pour la cause. IIy aura toujours des incendies, mais on s'es-force de les prévenir & de les arrêter com-me chose mauvaise : de même seroit - il ksouhaiter pour l’Etat qu’il ne passilt aux en-fans des hommes distingués que de quoi vi-vre noblement, & se distinguer à leur tour,non par les oeuvres d’autrui, mais par lesleurs ; toute grandeur, toute Fortune innéeest vicieuse par rapport à l’Etat & à l’hommemême qui s’en félicite mal - à - propos ; ildoit voir la fin de ses talens & le commen-cement de ses ennuis.
Les récompenses font dues aux actions &les places à la capacité ; voilà fans difficultécc que disent la raison & la justice, sansquoi toute politique n’est qu’extravagaiice.Le pouvoir qu’on reçoit avec la naissance nese peut supporter que dans la personne duSouverain, car le droit successif héréditairea toute une autre raison dans ce cas privilé-gié que l’avantage des particuliers appellés àsuccéder. Comment les Politiques ont - ilspû jamais prononcer que le droit de com-mander souverainement aux hommes pût
tombée