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te--premiers fois que pour réprçsenter leursbesoins & la restriction de leurs facultés.
Ce premier honneur couta cher au peuple :on admit ensuite plus ou moins de députésselon les sommes dont les villes & les com-munautés contribuèrent dans ìes nécessitéspubliques. Une admission ainsi répétée de-vint ordinaire & enfin de droit indispensa-ble , & voilà bien de quoi faire crier Mr. deBoulainviliers sur l’insolence qu’eurent alorsles roturiers de concourir avec les Seigneursaux plus grandes délibérations & de ce qu’iísne fe contentèrent pas d’y contribuer deleur argent.
Car bientôt après cela il n’y eut plus d’E-tats généraux du Royaume fans le tiers Etat,Sc par la fuite les députés étant très-nom-breux, ils eurent autant & plus de pouvoirque ceux du Clergé & de la Noblesse ; cesdeux ordres ayant admis le troisième àavoir voix délibérative tout comme eux.
C’est véritablement à cette tolérance quecommença l’époque de la grande chute dcla Noblesse & du pouvoir Féodal en Fran-ce ; I’accroissement de ('autorité de nos Roisa fait le reste : ce qui nous prouve, quoiqu’onen dise, que la Démocratie est autant amie