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guerres, eut assez de courage pour ne rienitaire de contraire à la bonne œconomie ; ilsoutint le lardeau habilement, mais il laissaà d’autres Ministres les foins meilleurs ducommercé & de Pabondance.
11 est à remarquer ici que le peu d’autoritádont jouissoiènt alors les Gouverneurs deçprovinces L des places fromieres, formoiCune maniéré de gouvernement approchant decelui des grands vassaux fous Hugues Capet.
Qu’on laisse aller en France la foiblesse deJa Monarchie fous certains regnes qui neviennent que trop souvent, elle retourne tou-jours à ses mêmes vices : usurpation par lesgens puissans, hérédité & attribution desdroits régaliens. Les Gouverneurs, dont jeparle, maítrissoient les peuples par les trou-pes qu-ils commandaient ; ils flattaient laNoblesse en lui pastànt la tirannie dans sesterres ; ils tiraient de l’argent du tiers Etatpar crainte de violence, & du Clergé parses besoins. Au milieu des hérétiques armésils étalent chargés de la subsistance des trou-pes de leurs départemens, & fous ce prétex-te ils s’enrichissoient prodigieusement, Scetoient les maîtres de toutes les petites ar-mées qui étaient à leurs ordres.