L4? Interets de la France
autant qu’il se peut dans le gouvernementdu public.
En attendant le fruit de cette persuasion,qu’on se convainque bien que le manque dspolice dans le Royaume & la misère nefont que trop réel ; certainement il ne peutque leur manquer d’être assez connus poutémouvoir.
Et à commencer par le Roi, plus on est:grand à la cour, moins on se.persuade quel-le est aujourd’hui la misere de la campagne ;les Seigneurs des grandes terres en entendentbien parler quelquefois , mais leurs coeursendurcis n’envisagent dans ce malheur quala diminution de leurs revenus. Ceux quiarrivent des provinces, touchés de ce qu’ilsont vû, s’oublient bientôt par l’abondanco
les Hélices de la capitale.
^11 nous faut des âmes fermes & des coeurstendres, pour persévérer dans une pitié dontf objet est, absent.
Cependant a force d’en entendre parler, &idepuis le livre de Mr. de Vauban, les su£-tirages se rapprochent pour se réunir. Ostvoudroit donc diminuer cette misere géné-rale, mais ce qu’on y a fait jufqu’à présentressemble au conseil des rats. On expose à