If O ÏNTERETS DE LA FràNCB
‘des villes & des provinces qu’ii suroît ren-du florissantes, de voir les beaux arts rap-pelles dans des cités qui ne font aujourd’huique boue & que ruines, d’abandonner au feuRoi, son bisayeul, la gloire d’avoir construitde superbes jardins autour de ses palais, &de jouir de celle de n’avoir fait qu’un beaujardin de toute la France , de se diie à foi-ra éme :
Par tout en ce moment on me bénit, on m’aime ,
Je vois par tout voler les cœurs à mon passage ?
Certes voilà une efpece de gloire de triom-phe, où tous les hommes sont naturellementportés, & cette carrière ne nous est pas in-connue. On a souvent flatté certains Princesd’étre les délices du genre-humain : ce titre,où I’effurt feulement de le mériter, les a faitplus vivre dans la mémoire des hommes queles plus célébrés conquêtes. Mais à direvrai lequel s’est appliqué sort sérieusement àl'obtenir? Tant que les artisans du bonheurpublic seront tirés de la cour pour fécon-der les Rois, la moindre atteinte à leurs in-térêts les rendra d’abord ennemis de ce quiy concourt, & cela va jusqu’à troubler leur
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