ZOO PlàK » U GOUVERNEMENT
naturelle, d’un besoin d’astàires, ou d’urt com-merce , c’est comme de donner la fievre auiang pour l’animer. Telle seroit auffi la folied’un petit Souverain, qui, ayant remarquéque les rues d'une grande ville font toujoursremplies d’un peuple innombrable qui va kqui vient pour ses uítaires, cfoiroit que toutek force des villes souffle dans ce concourstumultueux, & obligeroit les peuples par or-donnance à aller toujours par les chemins»
L’idée qu’on a du crédit public ou parti-culier est encore plus fausse; le crédit n’eílbon qu’à celui qui l’obtient Le retard despayemens dont les banquiers profitent estíu plutôt un mal qu’un bien. Des citoyens ha-biles & dilìgens, tels qu’ils devroient êtretous pour grossir le capital dei’Etat, trouvantchez eux confiance & justice, ne laìsseroientpas longtems leur argent oisif, & quand onne considérera le crédit public que dans celuique les commerçans obtiennent fur les étran-gers , on désespérera de gagner jamais beau-coup à ce crédit-là, puisque nos voisins sontaussi commerçans & aussi rangés que noussommes dissipateurs & dérangés naturelle-ment
Que d’erreurs pernicieuses, que de fausset