2io Plan du gouvernement
Si la Démocratie étoit, goûtée,, o:i senti-roit par la suite quel eJ^ lft.£<pn. ou le mau-vais usage de nos Loix, quels reglements fontsuperflus, ou nuisibles, quelles réglés favori-feroient mieux le grand nombre, & quellesont été dictées dans leur origine par le pluspetit, mais avec plus de crédit.
Toutes ces lumières font cachées. Noussentons des incommodités qui ne nous fontpas expliquées, & nous nous entêtons pournos maux. Un grand bruit de chaînes nousétourdit ; une vapeur nous offusque. Le sé-jour des villes est monstrueux pour l’huma-nité; des campagnes désertes, un Ciel debois, un marché pour jardin & un jour ar-tificiel; les habitans y perdent de vûe toutesprit de la Loi naturelle.
La Ville eft le séjour des profanes humains :
Les Dieux hal ètent la Campagne ! (
"Ce n’est en effet que dans le séjour heu-reux & tranquille des Campagnes que l’onpeut juger de l’accord des Loix de natureavec les Loix Politiques.
Si les Législateurs s’y transportoient eux-mêmes, on reconnoitroit bientôt que quanti-té de dispositions légales pour les successions& pour Tordre des familles mêmes, n’ont