PROPOSE’ POÙR LA FRANCE. 217
le bien da Proyanmer de s’en rapporter en-tièrement à {'administration des peres de fa-mille, au lieu de lès* gêner dans leurs vues ;qu'ss arriveroit que les particuliers au milieud’une sage abondance entendroient mieuxleurs intérêts que la loi même & qu’ils pré-fereroient ordinairement la conservation à ladestruction.
Quand on dit que leRòyaúme manqueroitde bois, songe-t-on que la navigation nousrapproche des pays incultes qui nous enoffriroient toujours pour la marine & pourles autres charpentes, ou menuiseries ; onpourvoira toujours a u chauffage à quelquedegré que les villes & la Noblesse augmen.tent cette consommation ; car on aura tou-jours pour l’agrément des héritages des bois& des avenues , & l’appas du profit engageratoujours à entretenir ce qui se vend bien.Mais la meilleure police a été oubliée furiesbois; ce feroit d’obliger, puisqu'il faut con-;traindre, de couper les bois qui ont pris* 1leur âge, qui ne profitent plus & que la ter-re nourrit inutilement à chaque fève. Oncommet en cela la même faute ceconomi-que, que si l’on laistòit la moisson fur piedaprès le mois d’Août.