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que nous ne vivons plus fous le gouverne-ment Féodal ; que ce ne font plus les grandsvassaux qui grossissent les armées : mais il ya plus , c’est qu'on doit fe persuader que ledémembrement des grands fiefs est un bienprécieux à l’Etat, ou tout ce que j’ai ditn’est qu’un long sophisme. La subdivision deces majorais en remet dans le commerce lesdifférentes parties qui en étoient sorties pourfat.vaire la vanité d'une feule famille , & fansqu’il en revienne aucun avantage à la socié-té. La difision des fiefs & des domainesdonne vingt différents administrateurs, quifont succéder l’abondance à la stérilité ; l’in-térêt public est donc ici en opposition aveccelui d’une feule famille : que le Législateurchoisisse après cela.
Jé ne demande que de mettre à part leplus stupide préjugé, pour convenir que deuxchoses feroient principalement à souhaiterpour le bien de l’Etat ; l’une que tous lescitoyens fussent égaux entre eux, afin;quechacun travaillât suivant ses talents, & nonpar le caprice des autres ; i’autre que chacunfût fils de lès œuvres & de ses mérites :toute justice y feroit accomplie & l’Etat fe-roit mieux servi.