tropo.se’ pour la France. 2Z7
pect, de crainte, de grandeur, & les bienfaitsdu Monarque.
On y trouvera à l’égard du public unenouvelle íbur^ u .de connoissance de sesmoindres intérêts p. & un germe de mouve-ment toujours renouvelle par l’objet même,& incapable d’être détourné par les intérêtsparticuliers qui en font les véritables en-nemis. A
A l’égard du choix des sujets pour l’adrni-nistration , qu’on me donne feulement desbons coeurs & des esprits droits, il me Am-ble que je menerois le monde.
Les Romains, grands modelés de force &d’habileté dans le gouvernement, ne droientdes provinces conquises que des tributs, leslaissant au relie fe gouverner par elles - mê-mes & par leurs loix. Ils leur envoyoientfeulement chaque année un Préteur pour ad-ministrer la justice & commander les trou-pes , & un Questeur pour faire payer lesdroits. C’est ainsi que fut arrangée la Sicileà la fin de la premiere guerre Punique quandelle fut réduite en province Romaine ; Ci-céron la co upare à la premiere métairiequ’eût acquis la République : & c’est ainsique l’on administre habilement ses terres en