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perpétuelle. Les gens sensés se disoient bien,que ces déclamations croient exagérées .mais ils ne pouvoient croire qu'u n paysdont on parloir ainsi , pût être celui où,tout pesé dans une juste balance , l’hommeétoit le plus heureux.
L’opinion des calamités auxquelles nousétions en proie, s’est soutenue long temps,parce qu’elle s’étayoit fur tous les spé-cieux sophismes répandus dans les écritsrévolutionnaires; & parce que bien desgouvernemens , croyant avoir à punir laFrance de prétentions parfois excessives,on se prêtoit volontiers à la satisfactionde paroître juste, en saisissant les plus sûrsmoyens d’abaisser un trône dont l’éclatblessa si fort la vue.
L’état oùl’a réduit une horrible révolu-tion , ne semble même pas assez désespéréau gré de ses envieux. Au milieu de sitristes décombres , on croit voir encorele germe de grandeur qui faifoit dire àS. Grégoire : Alitant la dignité royale ejlsupérieure à la condition, des autres hommes ,autant la dignité & les droits de la couronne de
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