{ ? 1
nos plus terribles détracteurs ont millefois répété , que la France avoit vîngt-fixmillions d’hommes. Ou’on se rappelle &qu’on apprenne à quel point l’agriculture& les arts florissoient, lorsque dans les an-nées de paix, l’affluence & la dépense desétrangers, dédommagement en grande par-tie des frais de la guerre ; enfin , lorsqu’aumoment de la révolution tous les portsoffroient des signes non équivoques ducommerce le plus étendu & le plus lucratif.
Nous savons bien qu’en parlant de laprospérité du commerce , nous trouve-rons des personnes qui s’eflbrcent depuislong-temps de prouver, que notre in-dustrie trop excitée , est un malheur pourla nation : il est de mode, de reprocherau grand Colbert la multiplicité de cesmanufactures , autour desquelles se déve-lopperont des richesses d’agriculture, dansdes contrées bien négligées auparavant.Nous savons qu’un apôtre des écono-mistes a dit : La France pojsede Us denréesde nécessité , & avec La plus heureuse stuatlonpour les dïsrïhiier. Toutes les nations pou-
A iy