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tíons , Fhomme trompé dans l’espoír qu’íîavoit conçu d’un état plus heureux, de-vient plus difficile à contenter. II se mé-fie de toutes les routes qu’on lui indique,de toutes les promesses qu’on lui fait; ilest comme cet être d’abord trop crédule,qui , mécontent de son sort, quitte sansréflexion fa patrie, pour aller dans unecolonie lointaine ; bientôt déçu dans sonattente, il ne soupire qu’après son retour& la chaumière qui l’a vu naître; les cou-tumes dont il s’étoit ennuyé , les peinesdont il s’étoit trop facilement laissé abat-tre , changent d’aspect à ses yeux ; il abesoin de repos, & ce repos devient pourlui du bonheur.
Quand on se fatigua de la ligue , quandle fanatisme peu à peu ralenti ne fut pluscapable de faire supporter avec constanceles maux de la guerre , quand orr goûtaenfin les douceurs de la paix , la nationne se représenta qu’avec une sorte d’effroile tableau des troubles dont elle avoit étéla victime ; la 1 asti tu de du passé & fespé-rance d’un avenir plus heureux , lui don-