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■mort, sans qu’elle serve en rien au biende leur patrie; qui leur donnent tous lespeuples de l'Europe pour ennemis; qui,lorsqu’il a été question de priver LouisXVI du trône & de la vie, ont déclaréque c’étoit vm crime de leze-nation quede la consulter sur le sort de son souve-rain , que de laisser à cette nation la libertéde repousser avec horreur une décisionqui la couvre d’un éternel opprobre ?
On apperçoit au milieu des forfaitsdont ces scélérats ont rendu le peuplecomplice , que s'ils ne le retendent pasdans une continuelle crainte, il se seroitplus d’une fois affranchi de leur joug»Déjà lorsqu’il peut échapper à la surveil-lance , il écoute attentivement ceux quidisent , comme Solon aux Athéniens :„ C’est vous-mêmes qui avez élevé vos„ tyrans, en leur donnant des gardes ,„ en vous armant peur établir leur ty-„ rannie , & c’est ce qui vous a fait tom-„ ber dans cet esclavage si honteux.
„ II ne suffit pas d’ordonner à un peu-„ pie d’être libre, pour qu’il le soit; il
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