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fchoient, & des mariages entre les deuxordres avoient établi parl’urbanité & parla convenance , la feule égalité qui peutraisonnablement exister.
Ces préjugés fervoient à merveille legouvernement ; le gentilhomme se croyantdans i’indispensable nécelïìté d’embrasserla profession des armes , prèle roi t la cui-rasse ou le hausse-col, à toutes les dou-ceurs & les commodités qu’il eut trouvéesdans les emplois dévolus au tiers - Etat.Le tiers-Etat de son côté s’énorgueillis-soit de l’importance des fonétions qui luiçtoient dévolues; l’homme d’esprit &l’homme honnête de sa classe , se disoitavec raison qu’il pouvoit aspirer à tout.Cette émulation procura au royaumeun grand nombre de personnages célé-brés dans tous les genres, & dont fontsortis des noms qne nous ne prononçonspas fans vénération. Le chancelier dei’Hô >ital , le cardinal d’Ossat, le maré-chal de Catinat, n’eurent pas besoin debouleverser le royaume pour arriver auxhonneurs qu'ds durent à leur mérite. L’a>
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