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Les rois font toujours les derniersinstruits & les derniers à se persuaderdes dangers qui les menacent. Lorsqu’ilscroient manier les ressorts les plus secretsde l’empire , ils en ignorent souvent lesévénemens les plus publics : on leur cache
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feu de paille. C’eft ce qui l'autorifoit à écrire à unprince de l’Eglise Romaine : “ Ne faites aucun„ fonds fur les récits consignés dans les feuillesj, publiques. II est vrai que des mal intentionnés33 ont suscité des mouvemens populaires, essen-33 tiels à réprimer; mais le mal n’eft pas à beau-33 coup près tel qu’on le raconte. Les précautions33 font prises, avec une telle exactitude, une telle3, perfection, que tout rentrera dans l’ordre in.,3 cessamment. „ Un mois après, on appella les or-donnances du souverain, dupapier de Bruxelles .Une république s’établit, il-fallut que la force desarmes vint à !'appui des droits de la maison d’Autri-che. Les têtes étoient tellement montées dans cespremiers temps, qu'à la dicte électorale de Colo-gne, en février 1790, la noblesse ayant voulu justi-fier parides titres solides fes droits, on lui répondit :u Ces titres étoient bons pour le temps où vousj, les avez obtenus \ les temps font changés, il