LETTRES JUIVES, Lettre XLI. nz
autres de leurs Docteurs* prétendent qu’ílavoit connu un de leurs Miíteres des pluscachés. Et peu s’cn faut, que les pré-miers Nazaréens ne le reconnussent pourêtre un de leurs Saints. La Nécessitéd'appuier leurs Sentimens par l’Autoritéde quelque fameux Philosophe, dans unTems où chaque Particulier embrassoitune Secte, les avoit obligé d’adopter les.Ecrits de Platon, étant les plus convena-bles au Judaïsme &c au Nazaréïssne. Laplu-part d’entre eux étoient íì persuadezde la prétendue Croïance qu’ils attribuoi-ent à ce Philosophe, qu’ils voulurent, prèsde 7c/6. Ans après l’Etablissement de leurReligion, lui accorder T Esprit de Prophé-tie. Sous le Régné de Constantin VI. dcd’Irene íà Mere, on ouvrit un Sépulchrefort ancien, dans lequel on trouva unCorps mort, qu’on assura être celui dePlaton. II avoit une Lame d’Or à sonCou , fur la quelle on avoit gravé cetteInscription. Christ naîtra d'une Vierge:j c crois en lui; tés tu me verras encor uneautre fois au tems d'IrenetfdeConflantin**.
II
* Justin Matyr, & Clément Alexandrin.
* * Ce fait est raporté par Zonare, Historien Grec,
traduit en Latin par Jerome Wolfius, im-primé à Bâlc en 1557. Voiez en le Tome Uí.
Tom. II: H