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[Tome premier & second.]
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LETTRES JUIVES, Lettre XLI V. 151

rement inconnus ? Combien font parvenusjufqu’à nous, à qui nous n’accordons, ninotre Estime, ni notre Attention?

Croi-moi, mon cher Brito, quclque-chose que public l’Ignorance, F Etude eífcle vrai Chemin pour parvenir à la Postéritéla plus reculée. C’est un Mote n, qui eítoffert au Pauvre comme au Riche, au Ro-turier comme au Noble : la Vertu, l’Ap-plication, íont les seuls Droits qu’on airpour y faire plus de Progrès que ses Adver-saires. Je ris, lorsque je vois certainesGens fe flatter d’aller à k Postérité, parcequ’ils vont se faire assommer stir une Brè-che. II n’eít point de petit Gentilhommede Campagne, qui, devenu Lieutenant d’In-fanterie, ne se flatte de transmettre sonNom aux Races futures. II croit, que 1U-'ni vers s’occupera un jour à savoir, fl leChevalier de Figcac, Cognac, Reìgnac otc.mourut dans sonVillage, ou dansuneTran-chée. Personne n’a mieux défini que Ra-cine ces Honneurs subalternes de la Guer-re, & l’Etít de simple Officier. Agrippine,parlant à Burrhus, lui reproche son Ingra-titude. Vous ^ lui dit-elle, que f ai pu lais-ser vieillir

Dans les Honneurs obscurs de quelqueLégion.

K 4 L’Idcc,