218 LETTRES JUIVES, Lettre L.
„étoit sanctifié à perpétuité. Le Départ„des Miífionaires mit toute la Ville en„Larmes: les jeunes Filles ílir-tout paru-ssent y être les plus sensibles. Les Pré-dicateurs, touchés de tant de Marques„d’Am.itié, promirent de revenir une au-„rre Année. Mais, l’Evêque se garda bien„de les rapcller j car, à la fin de celle-là,„rHopital íè trouva chargé de huit cens„Enfans trouvez de plus que dans les au-tres. La Million avoit occasionné cette,.Multiplication ; & le Beau-Sexe avoir„profité de la Liberté de sortir le Matin,„& la Nuit. Les Galans n’étoienr point„observez dans un Tems qtf’on croioit„destiné à la Pénitence: & l’Amour, qui„ne perd jamais ses Droits, rendoit inuti-les tous les Discours des bons Miífionai-„res, qui, apparament, allèrent dans une„autre Ville lèrvir FEtar auíîi efficacement,„<5c réparer le Préjudice que cause le Célibat„des Prêtres.,,
Ce que me d i soit ce Nazaréen meparut assez plaisant : mais, je vis avecpeine comment les Hommes abusent desChoses les meilleures & les plus utiles,pour favoriser leurs Crimes. Les Fran-çois ne font pas les seuls, chés qui la Re-