LETTRES JUIVES, Lettre LI. 2zr
sons à gogo, tu és lien dors bien encensé ;o tu ne nous accorde pas les Grâces quenous te demandons? Ils s’armenr alors cTungrand Fouet, & vous sellent l’Idole d’im-portance pendant dix ou douze Jours defoire. S’ils obtiennent pendant ce tems cequ’ils souhaitent, ils.lui' font diverses Ex-cuses. Pour quoi , lui disent - ils, MonsieurP Esprit , êtes-vous f entête l II es vrai ,'que nous nous sommes un peu pr effet; mais yau fond, n avez-vous pas Tort, d’être nnDieu aussi dtsìcile ? Pourquoi vous fairehatre à plaisir? Cependant , ce qui es faitc fl fait : rìy songeons plus. On vous re-dorera, vous ferez reencenfê , vous aurezde quoi faire excellente Chere,pourvu quçvous oubliés le pifsL
Un Chinois, qui avoit une Idole desplus têtues & des plus bisares, piqué de laDépense inutile qu’il avoit faite pendantlongtcms pour elle, <$c ne voulant pointêtre la Dupe d’un Dieu auílì malin, l’atta-qua en Justice devant le Conseil Souverainde Pékin. Après plusieurs Séances, oùles Bonzes défendirent l’Idole le mieuxqull leur fut possible,Tldolatrc gagna sonProcès. La Cour , aïant égard à la Requê-te du ChinoissJ 1 sur ce faisant susice, con-P 4 damna