250 LETTRES JUIVES, Lettre LIII.
du Grand-Seigneur un Tite-Live dans sonentier, il ne s’y trouva pas même les Oeu-vres qui nous en restent ; ou, du moins,fi elles s’y trouvèrent, le Bibliothécairene jugea pas à propos de le dire. Mais,bien fâché de perdre les cent mille Ecus,il répondit, qu’après avoir bien cherché,il n’avoit pas trouvé ce qu’on demandoit.Je fçai, qu’on peut penser, que le Biblio-thécaire, aiant fait Réfléxion au Dangerqu’iî couroit, peut avoir changé de Sen-timent. Cela n’est point absolument im-possible; mais, je fçai bien aussi, que centmille Ecus sont excessivement tentans,& fur-tout pour un Turc accoutumé atout risquer pour de F Argent. On re-grette beaucoup en France ce qui manquede cet Historien : Sc je fuis assuré, ques’il falloit paier deux cent mille Ecus pourF avoir complet, on ne hésiteroit pas deles donner. On les rctrouveroitaisémenten Souscriptions chés les disscrens Parti-culiers du Roïaumc, qui voudroient enavoir des Exemplaires.
Dirois-tu, mon cherBrito, que dansun Pais, où l’on aime íi fort les bons Ou-vrages, les Moines ont cependant trouvéle Mcïen d’établir une cfpccc d’Inquiíìtion
contre