262 LETTRES JUIVES, Lettre LIV.
Nation, que le misérable Sebataï. Ce Juifs’appelloit Moïse. II assûroit, qu’il éroitle même Prophète Moïíè , qui conduisitles Israélites dans le Désert, & les arra-cha de la Servitude d’Egipte. II parcou-rut pendant un An toute. T Ile de Candie.
11 préchoit dans toutes les Sinagogucs, &promenoir à tous les Juifs, qui étoient entrès grand Nombre dans ce Pais, de leurfaire traverser la Mer sans Vaisseau, & deles conduire àPié sec jusques dans le Seinde la Judée. II allìgna un jour fixe pourle Départ : &, étant suivi d’une grandeMultitude de Peuple, il alla íiir une Côteassez élevée, ordonna à ceux qui mar-choicnt les prémiers de íè jetter dans laMer dès qu’ ils arriveroient au Bord deT Eau, fans aucune Crainte; les assurant,qu’il ne couroient aucun Danger. CesImbécilles, trompez par ce Scélérat, íèprécipitèrent dans la Mer, où ils eussenttrouvé une juste Punition de leur Cré-dulité, si des Pécheurs, qui se rencon-trèrent-là, ne les eussent sauvé des Flots;
& empêché ceux, qui arrivoient successi-vement les uns après les autres, de íuivrel’Exemple de ces prémiers.
Notre Nation n’est pas la feule, moncher Iíàac, qui ait été abuíee par des Im- ,
posteurs.