268 LETTRES JUIVES, Lettre L IV.
Lorsque , dans ces derniers Teins , ditce Poëte, les Etres supérieurs virent unHomme mortel dévêlopcr les Loix de la Na-ture , ils admirèrent une telle Habileté dansun Figure terrestre : Ils regardèrent New-ton comme nous regardons un Singe adroit.
Je ne fçai, mon cher Isaac, si cette Pen-sée te plaira autant qu’ à moi ; mais, j’ytrouve quelque choie de grand, de subli-me, & cependant de naturel. Elle estmême bien rendue en François.
III. Voici une Description utile à laCorrection de T Orgueil des Hommes. Jela trouve digne de T Admiration de tousles Connoiííèurs. Homme insensé ! Dieuaura-til travaillé seulement pour ton Bien ,ton Plaisr , ton Amusement , ton Orne-ment , cf ta Nourriture ? Celui , qui nour-rit pour ta Table le Fan folâtre , a pourlui émail Te les Prairies. Efl ce à cause detoi , que T Alouette r’ élevé dans les Airs ,qu elle y gazouilleì La foie excite ses Chan-sons, la foie agite ses Ailes. Efl-ce à cau-se de toi , que la Linotte fait retentir sesAccens? Ce font ses Amours , ses pro-pres Treffaillemens , qui enflent son Gosier.Un fier Courser pompeusement manégé par-tage