27 6 LETTRES JUIVES, Lettre LV.
les Petits-Maitres François fur leurs Bon-nes-Fortunes.
Je paífois un jour dans une Rue auprèsde la Place de St. Marc. Je vis une jeunePersonne à la Fenêtre, qui me parut fortjolie. Je demandai qui elle étoit à un Vé-nitien de mes Amis. C” es, me répondit-il, la charmante Maîtresse de son EmineticeMonseigneur le Patriarche: la gentil Donnadeir Eminentiffimo Patriarcha di Venitia.Je fis, comme tu peus penser, mon cherMonceca, une profonde Révérence à Ma-dame la Patriarchesse. A trente pas de-là,j’apperçus encor une autre Personne trèsaimable. Jem’informai de son Nom. C esl,dit mon Ami, la jeune Beauté qui captivele Cœur du premier Chanoine de St. Marc :primo Canonico de la Chiesa di S an-Marcoe Schiavo de la sua Bettezza. Autre Révé-rence à la Maîtresse du prémier Chanoinede St. Marc. Je croiois n’avoir plus sujetde faire une troisième Question ; mais,une Femme que j’aperçus me parut d’uneBeauté si parfaite, que je ne pus m’empé-cher de revenir à la charge. Efl-ce ici, de-mandai-je, encor un Bien d'Eglise ? Vmsne vous trompcz-pat , me dit-il : elle ap-partient au Primicier de St. Marc : quefla
bel-