Lettre II. n
LETTRE SECONDE.
MLâD .
«E t ne saurois vous dire» Monsieur ,-A si d’autres Peuples suivirent les Ba-êê ^ ^ M raves, ou si eux mêmes se partagè-rent en Provinces A se distinguèrent par di-vers noms. Pline compte dans la La ta vie septNations, les Bataves proprement dits , lesCa-ninéfates, les petits Frisons, les Frisiabons, lespetits Chauques » les Tuses & les Marfaces.
Choisissez le sentiment qu’il vous plaira. Jevous avertis seulement que ces Peuples , quiavoient tout ce qui désigne le mieux une ori-
gine commune, ne formèrent pas toujours unmême corps ensemble, comme ils firent dansla.fuite, & que c’est ce qui causa le malheurde quelques uns, que les Romains subjuguè-rent, tandis qu’ils admettoient les Bataves dansleur Alliance.
Ceux-ci, chassez de chez eux par une guer-re civile , retinrent dans leur nouvelle Patriela langue, la religion , les mœurs , les coutu-mes , le gouvernement des Germains. Rap-peliez vous tout ce que Tacite écrit de ceux-ci. Des Peuples un peu farouches & fortpauvres, jaloux de leur liberté, assez fermes& assez éclairez pour la défendre contre lesChefs qu’ils se donnoient, assez braves & as-sez habiles pour la disputer heureusement con-tre