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rétablissement présent de la République , ont ;voulu le faire passer pour auíîï ancien que ce-lui des Comtes. Qui les en croirait, unComte étoit 1 ouvrage des Grands de la Na-tion , c’est à dire qu’ils l’èlisoient , qu’ils au-raient pu le déposer , qu’ils pouvaient à quel-ques égards lui prescrire des loix & lui refu-ser l’obei'ssance, & que lui au contraire ne pou-voir rien ordonner ni entreprendre de consi-dérable sans leur consentement, non plus quefans celui des Villes. En un mot, à enten-dre ces Historiens , un Comte alors n’étoitgueres qu’un espece de Doge représentant laSouveraineté sans la posséder , & elle résidoiteffectivement "dans les Nobles & dans lesGrands de la Nation. Merveilleux Souverains,s écrie justement Monsieur van Loon , ce sin-cère & savant Historien, dont j’ai tiré en gran-de partie cette lettre. Merveilleux Souverains#qui, avant de s’élever à ce haut rang , eurentbesoin de devenir Vassaux du Comte ! Tantde Seigneurs jouissant comme on le supposed’une autorité absolue & indépendante dansleurs Terres , purent - ils s’en dépouiller ainsi& la sacrifier au Comte , c’est à dire , à uneIdole j qu’ils a voient faite eux mêmes » fansque l’Hiftoire ait daigné marquer un évene-ment si remarquable ? De plus, si les Fiefs deHollande, quî aujourd’hui relèvent tous immé-diatement de la Comté , ne relevaient pas des
anciens