L E T T R E IX. 41
semble promettre au Gouvernement cle cetteRépublique une durée éternelle , & l’Europeentière doit le souhaiter. Ce qu'est un Isth-me , qui sépare deux mers , & qui bienqu’étroit, empêche leurs flots de rouler lesuns fur les autres , la Hollande , quoiquepetite , l’est par rapport à de fort grandesPuissances , qui fans elle se heurteroient A en-vahi roi en t le reste de l’Europe (<) Ses richesses seules pourroient armer contre elle l’am-bition de quelques Princes. Mais elles luifourniroient en méme temps des défenseurszélez - qui ne souffriroient pas qu’une Provin-ce íì opulente devint la proie d’un Souveraindéjà trop puissant » & la jalousie réciproquedes principales Puissances la serviroit mieuxque ses Armées , & assureroit fa liberté»
Telle étant la constitution, la nature, la po-litique , la situation de la Hollande , il est na-turel qu’elle tienne avec l’Angleterre la balan-ce de l’Europe. Elle n’a , ni assez de forces,pour inquiéter personne , ni assez d’ambition,pour vouloir le faire. D’un autre côté, tropPartie II. D sage
(a) Omnes magnant rem , ne c f alfa , Belgicam p ti-rant , & ut Iflhmm UU inter ts£g£um & foninmmare , etji brevis f: vetat undas foncunere & mi-fieri ; fie tnihi ifia vtdetur , etfi b and maximaprovincia , magna imperia retinere & ftfiere , neomnia pervadant <js mandent , Lìpíius ad Ctr-ínan* Epist, II,