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beaucoup que de s’armer légèrement pour ladétruire. Mais par là même, il réfuteroit cequ’il veut prouver. Le Hollandois soumis <Scfìdele respecta jusqu’à une espece d’excès unMaitre, qui l’opprimoit fans ménagement. Au*roit il moins d’attachement & de fidélité pour unGouvernement doux & équitable ? Mais peut-être le Cardinal fut il frappé de voir ce mêmePeuple, qui avoit enfin foulé la Roiauté auxpieds , disposé peu après à la relever en quel-que forte en faveur de ses Stadhouders, & ilput regarder cette inclination comme l’effetd’un secret penchant à se donner un Maitreabsolu. J’ose dire qu’il se trompa a cet égardcomme à l’autre.Peutêtre le Peuple en Hollan-de, aveuglé par trop d’estime & dereconnois-sancepour un Prince habile ne s’appercevroit-il pas d’abord qu’il cache l’autorité suprêmesous le titre modeste de Stadhouder. Mais lesPrincipaux de l’Etat disïïperoient bientôt cetteerreur, & elle ne áureroit tout au plus que pen-dant un Régné. Le Hollandois ne peut souf-frir la tyrannie , que tant qu’on peut lui faireaccroire à force d’égards qu’il est libre.
J’ai répondu d’avance au principe tiré desdivisions intestines, qui s’élévent quelques foisentre les Provinces.
Les dettes , que la République a contra-ctées par les guerres onéreuses , dont elle aété chargée, ont pu ci-devant fonder une ob-D 3 jection