LeHollandois
ISO
les personnes plus affectionnées, plus enten-dues, plus œconomes pourroient - ils confierces sortes de soins-là ? Le Mari gagne par letravail ou par le Commerce; la Femme dé-pense avec régie. Vigilante, assidue au logis,laborieuse méme, elle se fait gloire de réglersagement son domestique , Sc de ne faireaucune dépense , dont un Mari sage ne ladoive remercier. Un Hollandois vous avouè-rent lui même que dans diverses maisons cetesprit d’œconomie va trop loin ; mais où n’a-buse-t-on pas de quelque vertu, & ne tom-be-t-on pas dans des excès ?
Nulle part l’amour conjugal n’est plus res-pecté que dans la Hollande, Dans d’autres E-tats une Femme fréquente telle Assemblée, &le Mari va dans l’autre. Se trouvent - ils dansla même , Fun entretient fa voisine , l’autreécoute son voisin, ils ne font pas semblant dese connoître, c’est le bel air. L'Hôte auíïï po-li qu’eux n’a garde de les placer à table funauprès de l’autre. Le Hollandois grossier 8csimple fuit bonnement ce que la raison & soncœur lui dictent. La Femme n’a des yeux quepour son Epoux & brigue une place à côtéde lui. L’Epoux est assez effronté pour trai-ter publiquement fa Femme, comme un A-mant poli & tendre traîteroit une Maîtresse.Voila une vertu bien bourgeoise. Aussi ai-jeoui dire que la première Noblesse de la» .<■ Pro-