Lettre XXXII.
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LETTRE TRENTEDEUXIEME.
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«tz? C f* Ans vous, Monsieur, j oubliois les«S- ^ U» Spectacles de la Hollande, & peut»etre n y auriez vous pas perdu grandchose. II n’y a de Théâtres fixes que dans troisVilles, Amsterdam , Leyden, & la Haye, &il n’y a d’Acteurs fixes qu’k Amsterdam. Cesderniers représentent uniquement des Comé-dies & des Tragédies Flamandes. Aucun d’euxn’est Comédien de profession. L’un est un Per-ruquier, qui venant de tresser des cheveux ,monte fur le Théâtre fous le nom d’Aga-memnon ou de César , & y parle aux Grecsou aux Romains du même air qu’il parloit uninstant auparavant à ses Garçons. L’autre estun Tailleur, qui k peine décendu de son éta-bli, monte sur la Scène & y représente Ulys-se ou Agrippa avec cette dignité, que vouspouvez vous imaginer. Un troisième est unCordonnier, qui, les mains encore poissées,vient fous le nom de Brutus conspi-rer contre César & le poignarder. LesActrices font de la même espèce que lesActeurs. C’eft la Fille d’un Tailleur qui re-présente Iphigénie, c’est une Couturière quiest Clytemnestre » c’est une Lingère qui estla Rivale dTphigénie. Je vous laisse à juger
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