le vieillard : sa pitié" rn’eíl cruelle. Je ne veuxque mourir en paix au sein de ma famille ; Scvous m’en éloignez. Où me conduisez vous?Je suis epuile de fatigue, &.j’ai besoin de repos.Autsi vas-tu, lui dit-on, te reposer tout à tonaise, à moins que le Maître dn Château, voisinne soit sur ses gardes, St ne soit le plus fort.
Ce Château etoit la maiion de plaisance d’unvieux Courtisan appelle Best'as, qui, après avoircommande' dans Rome alsiège'e, & y avoir exer-cé les plus horribles conctisiions, s’étoit retiréavec dix mille talens Ça). Béiiiaire avoit de-mandé qu’il fut puni selon les Joix.; mais ayantpour lui à la Cour tous ceux qui n aiment pas-quin examine de si près les choses, B esta s nefut point pourluivi ; & il en étoit quitte pour vi-vre dans ses terres, au sein de i’opulence St del’oisiveté.
• Deux Bulgares, qu’on avoit envoyés recon-noître les lieux, vinrent dire à leur Chef quedans ce Château ce n’e'toient que festins St queréjouissances ; qu’on n’y parloit que de l’infor-tune deBélifaire, & que B estas avoit voulu qu’onla célébrât par une fête, comme une vengeancedu ciel. Ah Je lâche! récrièrent les Bulgares : Il
(a) Six millions.