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appcller Eucloxe. Ma fille, lui dit-il, em-brasiez les genoux de, T Empereur, & deman-dez son aveu pour donner votre main au ver-tueux Tibère. Au nom, à la vue de Justi-nien, le premier mouvement de la nature, dansle cœilr de la fille de Bélifaire, sut le frémisse-ment & l’horreur. Elle jette un cri doulou-reux , recule, & détourné la vue. Justiniens’avance vers elle. Eudoxe, lui dit-il, dai-gner me regarder : vous me verrez baigne delarmes : elles expriment le repentir qui mesuivra dans le tombeau. Ni ces larmes , ni.mes bienfaits ne peuvent effacer mon crime jmais Bélilaire me le pardonne ; & voici lemoment de vous montrer fa fille, en mepardonnant comme lui. ,
Ce fut pour justinien une consolation d’u-,nir Eudoxe avec Tibère; & il commença desce moment à sentir rentrer dans son cœur ladouce paix de 1 innocence.
Jamais révolution plus soudaine & moinsattendue n’avoit renversé les idées & les in-térêts de la Cour. L’ arrivée de Belisaire yjetta le trouble & la consternation. ■ Le voilà,dit l’Empereur à les courtisans, le voilà ceHéros, cet homme juste , que vous m’ avez
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