oblige & quand on reçoit d eux des services quiprouvent qu’on en est aime'. Elle mettoit dansíes discours tant de chaleur, tant d’énergie, qu’A-me'lie fit émue & attendrie. Elle sentit cetteimprellìon vive que sait naître le re'citdes choseshonnêtes & le tableau de cette vie douce qu’ onne trouve qu’au sein de la tranquillité' & de lavertu. Quoi! s’êcria-t*elle, j’ai pu vivre fiprès du bonheur ôc ne pas le goûter! il a fui lamaison d’Allard depuis que j’y fuis entrée. Omon amie! ô ma chere Toinette! aidez-moià l’y ramener. Toinette pour tout avis lui con-seilla de renoncer « la gloire, d’écouter soncœur, de chérir son mari, d aimer son enfant,de s’occuper gaiement comme elle des foins deson ménagé & de le faire des amies avec qui ellepût «'entretenir librement de ses plaisirs « de lespeines. Avant de la quitter, Amélie k remer-cia , l'embrasta tendrement, & la pria de venirpalier l’apres-vêpres chez elle.
Le premier pas & le plus difficile lorsqiion veutrevenir au bien, c’est de surmonter cette mau-vaise honte qui si souvent empêche de changerde conduite. Amélie avoit du courage dans la-me ; elle ne craignoit pas de paraître se démen-tir y parce quelle étoit bien sûre qu’elle ne íè
Q 3