PREFACE.
tion, il s’eíForça de m’en témoigner fareconnoillànce : dans cette vue il melégua tous íes Papiers ; il laiflà ses Li-vres à f Ami chez qui il logeoit ; &mourut ensuite tranquillement , & enPhilosophe Chrétien. J’ai déjà remar-qué dans les Papiers que j’ai hérité delui, bien des choses dignes de la cu-riosité du Public, à qui je pourrai bienen faire part, si le tems me permet ja-mais de les arranger & de les revoir.
Avant que de finir, il me vient uneréflexion, qui est que le Lecteur trou-vera peut-être que r Auteur de ces Let-tres n’a pas asièz ménagé des Personnesrespectables par le rang qu’elles tien-nent. C’est un inconvénient auquelj’ai tâché de remédier, autant que lacrainte de mutiler 1’ Ouvrage me l’apermis. Tout ce qu’on peut dire pourjustifier l’Auteur à cet égard, c’est quel’air de retraite qu’il reipiroit depuislongtems , l’avoit accoutumé à parlerdes Grands avec une liberté Philosophi-que : comme il n’attendoit rien de laFortune & qu’il ne lui demandoit rien,il méprisoit les tours de bassesse que fonttous les jours ses Adorateurs. Enfin je
répon-