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Lettres sur les
connoit que par spéculation. La moindredifficulté les rebute ; ils sont également in-capables de supporter la faim & la soif.La chaleur les rend mous , dit un célèbre Hi-storien (a) Latin : ils attaquent avec beaucoupeTimpétuojìté , U font des a&ions plus qtihumai-nes dans les prémiers ajfouts } mais fi on leur ré -fijle , ils fie relâchent , & deviennent plus f ciblesque des femmes.
Mais comment seroit-il possible aux Fran-çois d’être robustes, vu qu’ils font élevésdans la dernière mollesse dès leur enfance.Ah mon Dieu ! dit Madame la Présidente,mon Fils ria pii dormi , mon cher Fils ne mangepas. Une Femme se met cela entête, ellene souffre plus que son Fils mange autrechose que des mêts délicats, il ne dort plusque fur le duvet; & lorsqu’il est en âge deporter les Armes, son corps efféminé & a-molli succombe à la moindre fatigue. Quandon demandoit aux Officiers qui étoient ve-nus à Dantzig, pourquoi sis s’étoient ren-dus : (b) Oejl , diiòient-ils, que nous mourions
de
(a) Gallorum corpora ìntolerantìjfima laboris,atque áflusfluoré, primaque eorum prœlìa plus quàmvirorum, poftrcma, minus quamfœminarum. Tit.Liv. Lib. 10. Cap.28.
(b) Ce prétexte singulier & indigne des Gensde guerre se trouve allégué dans la Lettre du Bri-gadier de la Mothe au Marquis de Monts, laquel-le