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direz que cette comparaison sent diable-ment le phœbus : qu’importe, pourvu quela chose soit véritable.
Tous ces heureux succès ne peuvent êtreattribués qu’à la valeur des François. Oui,mon Cher , je le répète encore, le courageest naturel à ma Nation. Ce n’est pas par-ue que je fuis François que je le dis ; car j'a-vouë, pour ce qui me regarde, que je fuisun de ces individus qui font tort à leur E-fpèce ; mais cela n’empêche pas que la cho-se ne soit vraie : mon exemple n’est pasplus nécessaire pour la preuve, que vôtreaveu ; & il vous seroit aussi difficile de con-venir de cette vérité, qu’à moi de la dé-montrer par des effets.
Ne vous imaginez pourtant pas qu’il n’yait que des François qui ayent parlé d’eux-mêrnes en termes si magnifiques. Nous a-vons le témoignage des gens d’esprit de tou-tes les Nations, tant des Anciens que desModernes. Je ne vous en rapporterai quedeux ou trois, pour vous faire voir que jene rapporte pas des choses en Pair.
Je vous cite d’abord un Auteur Allemand ;c’est Puefendorf, qui, dans son HistoireUniverselle , parle du Siège de Majìrìclç avecétonnement ; voici à peu près ses termes,s’il rn’en souvient bien. Cette Ville , dit-il,„ se rendit à eux (aux François') après treize,, jours de tranchée ouverte. On admira,
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