François &c. Lett. VII. 85
LETTRE VII.
J ’Ai été charmé, mon Cher, en lisant vo-tre Lettre, de voir que vous commencezà entendre raison : ce n’est pas que je n’yaye trouvé encore beaucoup de préjugés.Vous commencez d’abord par vous justifierde l’accufation de jalousie ; & vous ditesque si vous m’avez disputé quelquefois lemérite militaire de ma Nation , ç’a étéuniquement pour passer le tems & par ma-nière de conversation ; qu’une preuve quel’envie n’a point eu de part à nos différends,c’est que vous ni’en avez fait juge ; & quemême , après mon départ de * * * , vousn’avez cessé de me solliciter par vos Lettresde terminer la queítion ; de vous prescrirece que vous devez penser des François ,• &que vous ma’vez jure de vous en tenir à l’idéequ’il me plaîroit de vous en donner. Toutcela est vrai, mais cela est-il sincère? J’aitout lieu d’en douter ; car enfin, quand jevous étale les défauts de ma Nation, toutpasse fans la moindre difficulté de votre part ;mais quand il s’agit de ses vertus, je voustrouve d’abord à la traverse. Si donc vousne disputez que far manière de conversation ,comme vous voulez me le faste accroire,pourquoi êtes - vous si tranquille fur ce pre-mier article ? Ah ! ah ! c’est qu’il est questiondes François, voilà le péché originel. On veutF z bien