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Lettres sur les
& que hièr io. Septembre elle m’est parvenue,après bien des ricochets. J’y ai lu avec satis-faction que vous continuez à jouir d’une par-faite santé ; elle m’intéresse trop pour que jen’en souhaite pas la continuation : conservez-1a bien, mon Cher, il n’eíl point de trésorqui en vaille autant la peine.
Vous me demandez ce que c’est que cetteTroupe que nous appelions la Maison du Epi,dont vous avez ouï parler, dites-vous, com-me d’un Corps tout composé de Césars.L’expreffion est un peu ironique dans la bou-che d’un Allemand. Vous me feriez plaisir,ajoutez-vous , fi vous vouliez >n'en donner meidée plus jujte , que celle que je níen fuis formé furdes oui-àire. II faudroit, pour vous satis-faire , avoir servi dans cette Troupe-là , &c’est ce que je n’ai pas fait. Néanmoins,puisque vous le souhaitez , je vous dirai ceque j’en ai pu voir moi-même, & ce quej’en ai lu dans de très bons Livres.
Louis XIV. est celui de tous les Roisde France, & peut-être de tous les Souve-rains de VEurope , qui a eu la plus nombreuse& la plus belle Garde. Ce Prince ayantmieux connu qu’aucun de ses Prédécesseursles forces de son Royaume, se proposa d’en-tretenir un Corps considérable de Troupespour la garde de fa Personne , sous le nomde Maison du Epi.
Cette