François &c. Lett. VIII. 117
qui tâchoit de donner une estime singuliè-re pour tous les Corps de Cavalerie de faGarde. II y a tous les jours un CheveauLéger à Tordre en habit d’ordonnance,pour recevoir les commandemens du Roitouchant la Compagnie. L’Etendart desChevaux Légers est quarré : fa Devise est unFoudre , avec ces Paroles Latines, Sensere Gi-gantes. Leurs Armes font les mêmes que cel-les des Gendarmes, c’est-à-dire, le pistolet& Tépée. Un privilège bien singulier , &en même tems bien honorable pour les Che-vaux Légers , c’est que quand le Capitaine-Lieutenant, qui est pour l’ordinaire un despremiers Seigneurs de la Cour, écrit à quel-qu’un d’eux qui est absent, il le qualifie deMonsieur mon Compagnon , & signe Votre affec-tionné Serviteur.
Mais de toutes les Troupes de la Maisondu Roi, il n’y en pas de plus considérée queles Mousquetaires, dont vous raisonnez beau-coup dans ce Pays-ci, & que vous ne con-noissez que par le mal qu’ils vous ont fait, &par leur nom que vous estropiez , en lesappellant les Grands Mousquetaires du Bgi deFrance , comme s’il y en avoit qu’on ap-H z pestât
Cavalerie , avec mille livres de pension , exigeade lui qu’il fît une Campagne en qualité de sim-ple Cheveau Léger ; ce qu’il se fit honneur d’exé-cuter. V. le P . Daniel Histoire de la Milice Tran-rost.